Bleu de chauffe

イメージ 1

Le bleu c’est egalement et naturellement la couleur de la France. En mission éclair a Paris le mois dernier, j’ai renoue brievement contact avec l’hiver ancestral du vieux continent. Sous un ciel bas et menacant, le degres du comite d'accueil se mesurait par moins 11 a l’arrivee de l’AF275. Soit une perte de 21 degres relevee en 12 heures de claustrophobie aerienne. Une nouvelle incarceration vecue en cabine que j'en ai meme renverse ma coupe de Champagne, plus que genereusement servie de surcroit, d'un coup de genou assene aussi magistralement que maladroitement vers 01h00 du matin, vague horraire enferme hors du temps et estime de surcroit en transit de brumeuse memoire. Inutile de vous preciser que le changement de latitude, comme de pantalon, a constitue un exercice de contortionnisme des plus perilleux grace aux zones de perturbations traversees qui ont suivies. Malgres ces petites et risibles aventures, parvenir a dechiffrer ensuite un livre representa un obstacle des plus hardus a enjamber, toujours en raison du peu d'espace offert. Les lois du decalage horraire se montrerent comme a l'accoutumee des plus impenetrables dans un avion que je n'ai pas connu le luxe de fermer l'oeil du vol. Mais pas le temps de faire la fine bouche en ces temps de recession marteles quotidiennement comme par un requin marteau. La casse s'avera toutefois relativement limitee par rapport a celle subie par mon pote Marocain qui revenait le lendemain tout juste d’Agadir en accusant fievreusement un deficit de plus de moins 41 degres en quelques heures. Le jackpot, soit plus de la temperature corporelle encaissee d'un coup de vol, le mot n’est forcemment pas innocent ici. Bravant donc le froid, bien plus tenace que celui qui hantait mes recents souvenirs et surtout beaucoup plus tranchant que ma lame de rasoir le matin, je traversais la semaine comme on s’engagerait dans un long tunnel obscur et hostile, arme d’une simple doudoune Nautica. Les atolls du sud de l’Ocean Indien formerent furtivement des mirages au loin, mais insensible a ces chimeres ou plutot les yeux verts glaces, je poursuivit mon chemin de croix sur la banquise en esquivant stoiquement les sourires sarcastiques que m’adressaient les bonhommes de neige. En esperant que les flocons auront fondu lors de ma prochaine visite en avril. Bon coup de soleil d'ici la.

開く コメント(54)

イメージ 1

L'autre soir nous sommes alles diner au Medusa dans le quartier cossu d'Ebisu.

Un elegant etablissement a la cuisine moderne dite fusion, comptant plus de 330 couverts entre le comptoir, la double salle principale, l'espace lounge et les pieces privees. L'entree annonce la couleur, bleue abyssal, vous invitant au sous-sol comme pour plonger dans la soiree puisque les lieux ne sont ouverts que de nuit. Un comptoir magnifique y trone majestueusement. Le decor est stylise, la lumiere tamisee aux nuances de l'ocean, de grands aquariums dominent les murs, renforcant encore plus l'impression de penetrer a l'interieur du Nautillus, le sous-marin du Capitaine Nemo lui-meme. La carte tres fournie et variee, propose d'ailleurs des mets de fruits de mers, d'influence italienne, se mariant bien avec le Champagne maison et les vins a dominance de Chardonnays. Le service se revele discret et les sieges du lounge s'averent confortables, un peu trop meme et vous empechent de voir le temps defiler tellement l'espace est envoutant. Un endroit ideal pour se rafraichir les idees en gallante compagnie ou pour parler affaires de tout ordre en cordiale compagnie. Un seul reproche, toutefois de taille, il ne manque que le calmar geant, sur la carte des plats, pour completer le tableau.

Un petit morceau d'ocean perdu en plein milieu de Tokyo que nous ne saurions que vous recommander si vous avez l'occasion de faire un crochet de ce cote-ci du Pacifique profond:

http://www.medusa-ebisu.com/top.html

開く コメント(1)

SOS corail

イメージ 1

Un cinquième des récifs coralliens a déjà disparu, le reste est en grand danger.

Tout juste de retour sur terre apres un long sejour passe au dela du mur du sommeil. Triste nouvelle que celle-ci, pechee sur le site du Monde, laquelle a brillamment reussi a ternir ma matinee l'autre jour. Ce qui n'est pas non plus un exploit, vu le peu de tension qui m'habite generallement aux premieres heures de la journee. Imaginez un frigidaire sur la banquise, vous aurez une petite idee de l'etat d'esprit, si l'on peut dire, qui envahit mon enveloppe corporelle chaque matin. En realite seul un bain dans l'eau idyllique de l'Ocean Indien saurait me reveiller pleinement... Bref, une nouvelle, ou l'on parle d'un tout autre type de blanchissement avec des chiffres bien concrets ici, oh combien discrete et pourtant bien plus importante a mes yeux que celles inondant quotidiennement le monde de la surface sur la nouvelle crise du dernier cri...

LE MONDE | 18.02.09 | 15h31 • Mis à jour le 18.02.09 | 17h44
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/18/un-cinquieme-des-recifs-coralliens-a-deja-disparu-le-reste-est-en-grand-danger_1157017_3244.html#ens_id=1156046

Les perspectives sont sombres pour les récifs coralliens, qui figurent parmi les écosystèmes les plus riches, mais aussi les plus fragiles de la planète. L'Initiative internationale pour les récifs coralliens (ICRI) et l'Initiative française pour les récifs coralliens (Ifrecor) ont rendu public, mercredi 18 février, le bilan mondial de leur état. Ce travail, réalisé tous les quatre ans, mobilise quelque 400 chercheurs de 96 nationalités. Selon leurs observations, le monde a définitivement perdu 19 % de ses récifs, 15 % risquent de disparaître dans les dix ou vingt prochaines années, et 20 % supplémentaires sont menacés de disparition dans les vingt à quarante ans si rien ne change. Et ceci sans même tenir compte des effets du réchauffement climatique, qui constitue une menace pour la totalité de ces écosystèmes. Les coraux abritent une vie foisonnante : un tiers des espèces marines décrites en dépendent. Leur survie est donc un enjeu pour la préservation de la biodiversité mondiale. Elle est aussi cruciale pour les 500 millions d'êtres humains qui en tirent leur alimentation. "Ils rendent d'autres services aux hommes, en protégeant les côtes contre les assauts de la mer, et en permettant le développement du tourisme", explique Bernard Salvat, le spécialiste des récifs coralliens qui représente la France à l'ICRI. Selon une estimation du Programme des Nations unis pour l'environnement (PNUE), chaque kilomètre carré génère entre 81 000 et 488 000 euros de revenus. Ces récifs subissent plusieurs types de pressions liées aux activités humaines et à l'augmentation de la population. La principale cause de leur dégradation est la destruction du couvert végétal à terre, qui, générant un afflux de particules dans les eaux, étouffe les coraux. Les polluants chimiques ou bactériologiques y aboutissent également.

BLANCHISSEMENT

La surpêche et l'utilisation de méthodes destructrices, comme la pêche au cyanure ou à l'explosif, contribuent également largement à leur mauvais état. Les récifs sont aussi détruits par la construction de ports ou de marinas, les prélèvements de sable pour le bâtiment, le piétinement des touristes... Le réchauffement climatique, qui provoque leur blanchissement, constitue l'autre grande menace. Quand la température de l'eau augmente, les coraux expulsent des algues microscopiques qui leur fournissent leur nourriture et leur donnent leurs couleurs. Cependant, après 1998, année marquée par un important blanchissement, certains récifs ont "bien récupéré", note le rapport. Mais ce gain a été anéanti par les pertes consécutives au tsunami de 2004 et au blanchissement de 2005, qui a surtout touché les Caraïbes. Les coraux ne survivraient pas à des épisodes répétés comparables à celui de 1998. Si la situation est alarmante, l'engagement des autorités progresse partout dans le monde, notent les experts. Les pays développés touchés par ce problème (Etats-Unis, Australie, Japon) établissent des aires marines protégées. La France, qui possède un dixième des récifs mondiaux, a obtenu le classement des récifs calédoniens au Patrimoine mondial de l'humanité. Dans le Sud-Est asiatique, particulièrement concerné, l'Indonésie anime une initiative baptisée "Triangle de corail". "La prise de conscience est importante dans les pays en développement, mais ils manquent dramatiquement de moyens financiers et de ressources humaines", constate M. Salvat. Et, partout, le respect et le contrôle des mesures de protection restent problématiques.

Gaëlle Dupont

開く コメント(0)

Retour sur terre

イメージ 1

Le puit de l’ocean

Me voici donc de retour a Tokyo... Megalopole tentaculaire et labyrhintique dont les veritables habitants sont les chats, ces maitres voleurs regnant dans les bas-fonds, et les corbeaux, ces seigneurs depouilleurs fondant des cimes. Ils envahissent quotidiennement la nuit et reprennent possession respectivement de leurs terres et des airs, une fois que nous fermons les yeux. On peut souvent les entendre se quereller bruyamment et les apercevoir sortir furtivement des entrailles de la ville, tres tot a l’aube, les premiers hantant les ruelles tandis que les seconds tourmentent le ciel de la cite. Arrache aux bras de Morphee, j’emerge brutalement du sommeil en quittant comme chaques matins le monde des songes avec regret. Le rire strident d’un gros corbeau, qui pourchassait certainement une harpie, vient de percer l'oeillere de ma tour d'ivoire comme le trait d'une arbalete. Eborgne, je rejoint douloureusement le monde de la surface, les tympans en feu. Que le doux son du ronflement des vagues venant s'echouer paresseusement sur les plages idylliques des tropiques me semble fort bien lointain aujourd’hui... J'ai beau scruter, de mon oeil valide, la glace de ma table de chevet dans tous les sens ce matin, nuls reflets de cette delicieuse couleur turquoise dont mes yeux etaient pourtant si avides.

開く コメント(0)

F1 Japan Backstage

Version francaise par Aroner...

イメージ 1
Bien loin d’etre un afficianados de la F1, quelques entrees VIP au paddock, le stand de ravitaillement, de l’ecurie Red Bull (Renault) de David Coulthard et de Mark Webber, sont venus neanmoins s'egarer dans ma main ce dimanche lors du grand prix du Japon qui a eu lieu en bordure du Mont Fuji.

イメージ 2
Un stand de ravitaillement multi-fonction, puisqu’en dehors de l’essence des bolides, il fournissait egalement le champagne ainsi que le dejeuner, succulent par ailleurs, degustes a une table de celle des deux pilotes, au regime.

イメージ 3
Cool et decontracte, David Coulthard (13 grands prix a son palmares et second meilleur pilote en activite en terme de points remportes sur le circuit, excusez du peu), dans un coupe-vent argente, boira juste un bol de soupe avant la course. La classe toute de simplicite vetue.

イメージ 4
Tandis que Mark Webber (actuellement classe dixieme), en trainer blanc, se contentera d’un éclair, pas du gateau mais d’un passage, pour discuter avec les mecaniciens de Renault.

イメージ 5
C’etait la premiere fois que j’assistais a un grand prix de F1, de surcroit a l’interieur-meme d’une ecurie. L’experience de vivre la course dans une formation aussi professionnelle qu’une team de F1, fut naturellement plus qu’interessante, pour le neophyte que je suis, vous l’imaginez-bien. C’est donc une equipe de niveau mondial, constituee de plus de cinquante nomades qui sillonnent ensemble chaques saisons les 18 courses eparpillees aux quatres points cardinaux, que j’ai pu observer librement a l’oeuvre. Du chef de cuisine aux jolies serveuses, le departement marketing, le managing staff, le squad technique, les mecaniciens, les ingenieurs et bien sur les deux pilotes titulaires. L’ambiance est particulierement calme et studieuse au sein de l’ecurie avant la course. Il y a plus d'ingenieurs au metre-carre qu'a HEC. Tout le monde est dans sa bulle, c'est un veritable aquarium. Tous ces techniciens semblent scruter mentalement des microscopes invisibles, on se croirait dans un laboratoire. Et le silence comme les sourcils de se creuser serieusement a quelques minutes de l’heure de verite. Plus personne ne respire au moment fatidique du depart. Un vrai coup de feu. Un coupe-gorge qui verra David Coulthard, piege par les crocs-en-jambes aimablement tendus aux avant-postes par une Ferrari et une Mac Laren, buter contre le mur du premier virage –heureusement sans blessures- des le coup d’envoi des hostilitees. Tres decu, forcemment, on le verra ensuite repondre laconiquement aux interviews. Mark Webber finira finalement huitieme, pour gratter un petit point... Je me fais tout petit, en boule dans mon coin de sofa, de peur qu'on me prenne pour le chat noir du jour. Une precaution inutile puisque tous les regards de l'equipe sont deja tournes vers la prochaine et avant-derniere destination de la saison, la Chine des cette semaine.

開く コメント(2)

イメージ 1

イメージ 2

VIPで通していただいたところとその風景。

開く コメント(0)

イメージ 1

私たちがよんで頂いたのが
ReDBullチーム(http://www.redbull.jp

もうね、F1を知らない私もその瞬間から超ファン状態(*^^*)。
だってね、雰囲気が凄くいいの。
レース前だと言うのに、殺伐とした雰囲気をかもしだしていたのは
たぶん呼んでくれたマネージャーさんだけ(多分海外遠征嫌いな人だと思うけど)

スタッフはドライバーの方を直接サポートするエンジニア(でいいのかな?)の
方々とは別に、料理スタッフとかもいて、総勢50人位のチームだと聞いたけれど、
みんなとてもフレンドリー。

とてもあたたかく迎えて頂きました。
ありがとぉ〜。

選手もスタッフも迎え入れる特別な部屋に
私たちも入れていただき、朝からお昼まで
レストラン並みのお食事とサービスをして頂きました。

超美味しかった。こんな場所で(や、だってここレース場でしょ)
”グルメ”しちゃったもん。。
うちの食事より美味しかった。。
あんな簡易テントなのに。。。。

ごめんなさい、毎日の私のお料理。。

開く コメント(0)

イメージ 1

2008年10月10日(金)〜12日(日)
決勝レース 10月12日(日) 13:30スタート(67周 305.416km)

に開催された富士スピードウェイに行ってきました。

日曜日に開催された、決勝レースになんとw(゚o゚)w VIP席にご招待。。

レース自体初めてだったので朝早くに家を出発と言われても
楽しみで仕方なかった。

ちなみにレース場は御殿場の富士スピードウェイ。
もちろん私は初めてなので、御殿場と言えばアウトレットしか
思いつかないけれど、それでもどうやって行くのかさえ
検索する始末・・。

朝、新宿を7:20のあさぎり1号の乗り、8:59の御殿場着の電車に乗り
「ねぇ、直通ないって聞いたけど、このまま乗ってて大丈夫?」という
不安を主人と抱きつつ、なんとか御殿場に到着。

御殿場駅に到着すると、改札を出て左右に(たぶん、この辺寝ぼけてたし)
「御殿場アウトレットに行く方はこちら」
「富士スピードウェイはこちら」
の案内板が。

でもVIPといえども、私たちがおよばれしたのは
とあるチームのマネージャー。
「当日はピットまで来てね」
の言葉を頼りにここまできたけど、
ピットまで直接行ける人なんてそんなにいないし
どうやっていけばいいのさぁぁ、状態。。

仕方なくタクシーで会場まで。

(無料の送迎バスもあったんだけど、チケット持ってないと
乗れないらしい(p_q*)。。

で、タクシーなんだけど
さすがに富士山の近くは空気がいいのかな、
車酔いもせず(ま、バスでもおんなじだけど)
ついたついた!

開く コメント(0)

Souvenirs de Paya Paya

イメージ 1

Notre premiere rencontre sous-marine commune s’est deroulee au de-la du lagon de Paya Paya, une lointaine et microscopique ile du nord de la Malaysie. C’etait la toute premiere plongee d’Aya en dehors de celle effectuee dans le bocal de son petit poisson rouge. Le visionnage, a l'aller dans l’avion, de Nemo (pas le capitaine mais l'autre), avait finalement reussi a la convaincre d'ambitionner une premiere visite des profondeurs oceaniques.

Apres avoir embarque jusqu’a la plate-forme aquatique qui donne acces aux abysses, nous allions rejoindre tous ces jolis petits poissons tropicaux, dont je n’avais pas cesse de vanter la gentillesse pendant tout le trajet. Lorsqu’a peine engages dans l’eau, nous levons les yeux et tombons nez a nez avec un charmant... barracuda geant suspendu dans l’eau, telle une longue torpille flottante et immobile, a deux ou trois brassees de nous. Il nous observe de son air typiquement glacial, herisse d’un sourire crispe d’ou depassent quelques dents bien blanches et tranchantes. Les petits specimens ne sont generalement guere impressionnants, neanmoins les grands representants atteignent deux metres de long ainsi qu un poids respectable d'une quarantaine de kilos. Avouez qu’il y a plus accueillant comme premier rendez-vous. Ces quelques secondes ont d'ailleurs immediatement refroidies ma compagne de plongee (malgres la temperature ideale de 38 degres ce jour-la), laquelle remonte illico-presto la ballustrade pour ne plus toucher a une seule goutte d’eau de la journee... sinon celles contenues dans sa bouteille de volvic. Je ne l’ai su que plus tard mais ce site est un realite un point de shark feeding (nourrissage de requins), ce qui a tendance a rameuter, en effet, quelques gros clients comme ce barracuda geant ou d’enormes et sombres merous surgis des cavites qui s’inviteront aussi au festin. D’ailleurs les squales eux-memes ne joueront pas trop aux malins et leur laisseront volontiers la premiere bouchee, dans la spectaculaire seance de nourrissage qui aura lieu un peu plus loin au bout du ponton du lagon.

Le pire c’est qu’a notre second grand essai, cette fois-ci aux Phillipines, nous avons faillu ensuite percuter une magnifique... meduse geante de plus d'un metres et demie de diametre ! Encore heureux que sa robe ne possedait pas de longs filaments. Ce qui n’a pas ete naturellement non plus pour renforcer la confiance de ma courageuse accompagniatrice a me suivre alors dans mes petites ballades sous-marines. Milles fois dommages neanmoins que nous n’etions pas encore armes d’un Pentax waterproof pour immortaliser ces ravissants petits souvenirs.

開く コメント(0)

Divine Argentine

イメージ 1

Comme suit, une ancienne lettre d'amour adressee a l'Argentine publiee sur le site des Cahiers du Football.

Aroner - mercredi 8 mars 2006

À défaut d’avoir Gabriella Sabatini sous la main, penchons-nous attentivement sur la sélection de la belle Argentine. Détournons notre regard de son décolleté plus que généreux, pour un tour d’horizon des forces et faiblesses albicelestes...

L’Argentine s’est offerte une nouvelle défaite face à la Croatie, après celles concédées dernièrement devant le Brésil, l’Uruguay et l’Angleterre. La concurrence finit d’expédier les entrées avant de passer sous peu au plat de résistance, et l’Argentine ne s’est toujours pas attablée, attardée qu’elle est à roder non pas son menu, mais plutôt son nouveau chef de cuisine dans les coulisses.

Pekerman s’est ainsi amusé à tester prés de soixante-dix éléments différents dans l’élaboration de sa formule secrète, en à peine un peu plus d’une saison depuis sa prise de fonction suite à la démission surprise de Bielsa, pourtant médaillé d’or Olympique. Le réservoir de talents a beau sembler intarissable, le brassage s’est avéré bien plus large que prévu. Et à force de tâtonner dans ses multiples sélections, il est à craindre que le venin du doute se soit immiscé dans l’esprit de ses joueurs comme dans celui de ses supporters. Le sélectionneur argentin s’est certainement (fra)cassé la tête pour concocter un cocktail qu’on espère plus que Molotov en juin. Mais la bombe à retardement n’a pas respecté les délais de livraison escomptés. Il est l’heure de procéder aux derniers réglages, surtout au regard de la résistance déclarée dès le premier tour de la Weltmeisterschaft 2006™. Procédons à un écrémage de la sélection afin de décrypter les véritables intentions de Pekerman. L’Argentine constituant le premier fournisseur mondial de pieds lisses devant le Brésil, inutile de préciser que la tâche s’avère ardue.

Au poste de portier, la situation demeure incurable. Abbondanzieri (Boca Junior) s’est découvert un talent d’architecte avant-gardiste en défiant dans ses cages les lois de l’espace-temps a chacune de ses sorties expérimentales. Si l’Argentine n’acquiert pas une nouvelle étoile sur sa tunique cette année, on sait probablement déjà pourquoi. Le seul espoir de survie des buts albicelestes consiste à convaincre les autorités compétentes d’avoir la bonté infinie de naturaliser Buffon. Heureusement, l'arrière-garde se révèle autrement solide avec la présence rassurante d’Ayala (Valence), Zanetti (Inter), Sorin (Villareal), Samuel (Inter) et Heinze (Manchester). La seule inquiétude dans ce secteur, qui a déjà fait ses preuves par trois sous l’ère de l’ambitieux 3-4-3 de Bielsa, réside dans la durée de la convalescence de l’ex-parisien, sérieusement blessé la saison passée. Mais attention: si l’Argentine est la seule nation, avec le Brésil, à pouvoir envisager deux formations de titulaires, elle ne dispose pas d’un banc assez riche pour alimenter à foison sa ligne défensive. Pour preuve, le quota de trois buts minimum encaissés face au Brésil, l’Angleterre et la Croatie.

L’entrejeu bénéficie par contre d’une corne d’abondance incomparable. Les trésors du milieu argentin n’ont pas d’équivalent dans le monde. Alors que les Bleus s’en remettent plus que jamais à Zidane comme unique bouée de sauvetage, qui peut se targuer de posséder autant de perles aussi éclatantes que Riquelme (Villareal), Aimar (Valence), Lucho Gonzales (FC Porto), Masquerano (Corenthians), d’Alessandro (Portmouth), Gallardo (River Plate) ou Veron (Inter) ? Personne actuellement, Pekerman se permettant le luxe de se passer des services des trois derniers cités, confinés au banc de touche. Enfin, force est de constater que les Argentins ne sont pas réellement orphelins de Batistuta aux avant-postes. Crespo (Chelsea) a vaillamment repris le flambeau, et ce n’est vraiment pas la concurrence qui manque pour frapper a sa porte. Tevez (Corenthians), le seul joueur élu triple meilleur joueur d’Amérique du Sud, mais aussi et surtout ce prodige du nom de Messi (Barcelone), 18 ans et pas encore toutes ses dents, représentent déjà l’avenir du jeu. Pour la beauté du jeu, prions pour que Pekerman, seigneur de la prudence incarnée, ose aligner à nouveau un trident composé de ces trois-là comme il a daigné le faire cette semaine lors d'une petite mi-temps face à la Croatie.

Tous les espoirs sont permis à l’heure actuelle. L’Argentine défendra chèrement sa peau satinée, et il faudra lui passer sur ce corps qu’elle a de rêve. Mais le beau jeu étant classé sous la triste bannière des espèces en voie de disparition, sauvons l’Argentine pendant qu’il en est encore temps, pour l’amour du ballon rond. Tout soutien est naturellement le bienvenu. Merci par avance d’envoyer contributions ou autres schémas de jeux à l’ordre de l' Asociación del Fútbol Argentino.

http://www.cahiersdufootball.net/article.php?id=2084

開く コメント(0)

[ すべて表示 ]


.


プライバシー -  利用規約 -  メディアステートメント -  ガイドライン -  順守事項 -  ご意見・ご要望 -  ヘルプ・お問い合わせ

Copyright (C) 2019 Yahoo Japan Corporation. All Rights Reserved.

みんなの更新記事