|
今日のトム・トムスンの「ジャック・パイン」(The Jack Pine)である。カナダといえばカエデを連想する。カエデはカナダ国旗に採用され、国民のアイデンティティを象徴している。それに劣らずジャック・パインも南方では見られない見事な樹である。もう一つのカナダの象徴である。おそらくトム・トムスンの絵も人気に貢献しているだろう。この絵は記念切手となった。ウィキではこの The Jack Pineの書きかけ項目がある。 今日の詩は長い風雪に耐え、カナダ人の艱難辛苦を見てきた樫や松に語りかけるという設定である。私の実力から時期尚早かもしれないが、ネイティヴなら小学生で充分読解できる詩であることは判断できながら、怪しげなところが多々あるという自覚はある。 詩人はルイ・オノレ・フレシェット。典型的なケベック人であり、ドミニオン議会のケベック州の議員にもなった。また文筆活動で、アカデミー・フランセーズの会員になったそうである。英・仏のウィキペディアに記事がある。 La forêt Chênes au front pensif, grands pins mystérieux, Vieux troncs penchés au bord des torrents furieux, Dans votre rêverie éternelle et hautaine, Songez-vous quelquefois à l'époque lointaine Où le sauvage écho des déserts canadiens Ne connaissait encor que la voix des Indiens Qui, groupés sous l'abri de vos branches compactes, Mêlaient leurs chants de guerre au bruit des cataractes ? Sous le ciel étoilé, quand les vents assidus Balancent dans la nuit vos longs bras éperdus, Songez-vous à ces temps glorieux où nos pères Domptaient la barbarie au fond de ses repaires, Quand, épris d'un seul but, le coeur plein d'un seul voeu, Ils passaient sous votre ombre, en criant : " Dieu le veut ! " Défrichaient la forêt, créaient des métropoles, Et, le soir, réunis sous vos vastes coupoles, Toujours préoccupés de mille ardents travaux, Soufflaient dans leurs clairons l'esprit des jours nouveaux ? Oui, sans doute : témoins vivaces d'un autre âge, Vous avez survécu tout seuls au grand naufrage Où les hommes se sont l'un sur l'autre engloutis ; Et, sans souci du temps qui brise les petits, Votre ramure, aux coups des siècles échappée, À tous les vents du ciel chante notre épopée ! Louis-Honoré FRÉCHETTE 森 思いに耽る樫、謎めいた松の大木 猛り狂った奔流の縁に傾く古い幹 君が永遠に続く誇らしい夢の中で はるか遠い昔を振りかえるとき カナダの砂漠に木魂する野生の響に 応えるのはただ滝の轟音に混じり 鬱蒼たる君の枝葉に隠れて集まる インディアンの戦いの歌だけか? 見上げれば満天の星、風は根気よく 一晩中でも君の長い枝を揺さぶるが 君は栄光の時代を振り返らないか? 我らの先祖はどん底の蛮族を導いた。 唯一の目的、誓を果たすため夢中で 「神の望み」と叫び君の木陰を通る! 森を開拓して、都市を建設せんとし 日が暮れると、広大な空の下に集う。 つねに幾多の激しい労働に従事して 新しい日々の精神を吹き鳴らした。 それは確かに新時代の不滅の証言で 君はただ独り大いなる難破を免れたが 人は次から次へと呑み込まれたのだ。 弱者たちを破滅させた時の恐怖もなく 君の樹頂は何世紀もの打撃を免れて 天の風はそろって我らの物語を歌う。 ルイ・オノレ・フレシェット
|
カナダの絵と詩
[ リスト | 詳細 ]
|
今日もトム・トムスンの「冬」である。実際に東部カナダの冬を体験したわけではないが、冬季のトロントあたりで晴天であれば、恐るべき寒さらしい。こんな清冽な画像から来る快適感は微塵もないはず。仕上げは家に帰ってからしたようであるが、スケッチをしようにも指が悴んでしまう。 詩のほうはさらに暗く、作者はウィリアム・チャップマン(William CHAPMAN 1850-1917)という人である。名前からはイギリス系みたいだがケベック生まれである。英語もペラペラのバイリンギャルの役人である。当時のドミニオン会議(まだ独立国家ではないので国会ではない)で通訳を務めたとウィキに書いてあった。 Il neige C'est un après-midi du Nord. Le ciel est blanc et morne. Il neige ; Et l'arbre du chemin se tord Sous la rafale qui l'assiège. Depuis l'aurore, il neige à flots ; Tout s'efface sous la tourmente. A travers ses rauques sanglots Une cloche au loin se lamente. Le glas râle dans le brouillard, Qu'aucune lueur n'illumine... Voici venir un corbillard, Qui sort de la combe voisine. Un groupe, vêtu de noir, suit, Muet, le lourd traîneau funèbre. Déjà du ciel descend la nuit, Déjà la route s'enténèbre. Et toujours du bronze éploré Tombe la lugubre prière; Et j'entends dans mon coeur navré Tinter comme un glas funéraire. Je me souviens... Je me revois, Sur le blanc linceul de la terre, Dans la bise, en pleurs, aux abois, Suivant le cercueil de mon père. Je ne puis détacher mon oeil, Voilé d'une larme dernière, Du silencieux groupe en deuil Qui marche vers le cimetière. Je sens, saisi d'un vague effroi, Qui me retient à la fenêtre, Qu'en la marche du noir convoi Fuit quelque chose de mon être. Soudain dans le champ de la mort Disparaît le sombre cortège... C'est un après-midi du Nord. Le ciel est blanc et morne. Il neige. William CHAPMAN (1850-1917) 雪が降る 北の午後。 白く悲しい空。雪が降る。 吹雪が襲い 道の樹をよじる 朝が明け、雪は川に降る。 嵐の中すべてが消える。 すすり泣きの中 遠くの鐘が嘆く。 弔の鐘が霧の中に喘ぎ 光は一切輝くことなく... 此方に来る霊柩の橇 近くの谷から出てくる。 喪服を着た一団が沈黙して 続き、重い葬儀の橇 すでに夜が空から降り すでに路は暗くなる。 なおも涙流す青銅から 陰鬱な祈りが降りる。 悲しき心の中に我は聞く 弔いの鐘のごとき響を。 忘れない... 忘れない 大地を覆う白い帷子の上 北風吹き、雨の中、追われ 僕の父の棺の後に従う。 僕は最後の涙で覆われ 瞼を開くことができず 弔いの一行は沈黙して 墓地へと向かう。 恐ろしいものがこみ上げ 僕は棺の窓にしがみつく。 それ以来黒い葬列が 僕の存在から逃げ出す。 突然死の野原に 陰鬱な行列が消える... 北の午後。 白く悲しい空。雪が降る。 ウィリアム・チャップマン
|
|
今日もトム・トムスンであるが派手な楓の絵である。全山真っ赤に染まるカナダの東部の秋。詩人もカナダケベックの詩人アルフォンス・ボールガールである。私の好きなトムはカナダではようやく認められては入るが、絵に合うケベックの詩がデータ・ベースに乏しいのが寂しい。 L'éternel feminine La montagne portait sa robe d'or bruni, Or fragile tombant, feuille à feuille, des branches, Dans le chemin, parmi la foule du dimanche, Sur les sentiers ombreux et le gazon terni. Reposés de leur course à travers l'infini, Et doux, comme l'émoi d'une âme qui s'épanche, Les rayons du soleil d'octobre, en nappes blanches Sur le sol déjà froid, versaientt un feu béni. Ce ne fut que le soir, en soufflant ma veilleuse, Que me vint nettement l'image glorieuse Dans ses mille détails ternes et rutilants. J'avais distraitement vu les choses agrestes, Trop attentif à suivre ou deviner les gestes D'une fille aux yeux noirs qui ramassait des glands. Alphonse BEAUREGARD (1881-1924) 永遠に繊細なるもの 山は金色の衣を纏い 脆い葉が枝から一つまた一つ 路の中へ日曜日の人出の中へ 歩道の影と鈍色の草に落ちる。 無限の彼方への飛行を休み 発散する魂の動きのように優しく 十月の陽の光は白い布を纏い すでに冷えた地面に恵みの炎を注ぐ。 夜だけは僕の灯りが囁きながら 数知れぬ光と影の部分に 輝かしい形態を僕に現わす。 ぼんやりと田園風景を眺めながら 僕は熱心に見つめ、考えていた ドングリ拾いの黒い瞳の娘の動作。 アルフォンス・ボールガール
|
|
トム・トムスンの湖と崖の絵である。たいした力量の画家だと思う。彼はカナダの自然を描き、その後のカナダの画壇に登場した七人の絵描きグループ・セブンに大きな影響を与えた。私の個人的見解であるが、このグループの画家達はついにトム・トムスンを抜けなかったように思う。今日の詩もアルフォンス・ボールガールの詩である。それにしてもフランス語は韻を踏みやすい言語なのだろうか。ごく自然である。 La mouette Aux coups de feu la mouette N'a pas changé de chemin, Et sa brune silhouette Sur le ciel rose et carmin Se découpe nette. Par le seul appui du vent Majestueuse elle plane, Puis doucement, doucement, Dans la brume diaphane S'incline en avant : Et glisse de telle sorte, Qu'elle va choir où l'on voit L'horizon fermer sa porte. Elle baisse, baisse et choit. La mouette est morte. Alphonse BEAUREGARD (1881-1924) カモメ 銃弾一発でカモメは 行路を変えはしない 茶色い影は 紅色の空にくっきりと 輪郭を描く。 風に支えられ 威厳を保って滑空し 静かに、静かに 澄んだ霧の中 前へと進んで行く。 同じように滑空し いつも降りる 地平が閉門する所。 カモメは降りて、降りて行く。 カモメは死んだ。 アルフォンス・ボールガール
|
|
今日もトム・トムスンの絵にアルフォンス・ボールガールの詩 Blancheur 「純白」を添えることにする。トム・トムスンはカナダ東部トロントにいたから、本物のカナダの冬の壮絶な美しさと恐ろしさを知っていた人である。一瞬にしてあたりが真っ白になり、道が分からなくなり純白の大平原になってしまう。 Blancheur C'est la neige tourbillonnante Qui voltige dans l'air, mousseline vivante, La neige qui s'arma, dans l'extase du froid, D'une beauté trop loin de la vie et traîtresse. La neige pleine de caresses, Si douce au pas quand elle choit. Ceux-là dont le sang bout dans les veines, les forts, Devant la blancheur qui s'amasse Songent aux glissements rapides sur la glace, Aux rudes chasses dans le nord, Aux descentes vertigineuses dans les côtes. Pour eux l'hiver se fait le plus charmant des hôtes. Dans l'hiver détesté, les faibles, les vaincus Sentiront des couteaux s'incruster dans leurs membres. Il y aura d'atroces chambres Où pâtiront des enfants nus. Des gorges râleront le malheur des poitrines, La fièvre écrasera les débiles échines. La neige omniprésente impose sa splendeur À l'infini des champs, aux bois dominateurs. Dans les chemins comblés, marqués par les seuls arbres, Où court la poudrerie en nuages sifflants, On trouvera demain des cadavres de marbre. Mais que les corbillards seront beaux dans ce blanc ! Alphonse BEAUREGARD (1881-1924) 純白 渦巻く雪 空中を飛び回る、躍動するモスリン 雪は恍惚として冷気と 人生と背信の女から縁遠い美で身を固める。 雪は抱擁し 降るごとに甘い。 吹き積もる雪をみて 血管の血がたぎり、力沸き思いつく 氷上を滑ること 北で狩をすること 丘の斜面を下ること 冬は愛想の良く客を迎えてくれる。 嫌な冬、体の弱い人、敗残者が 感じるのは体に刺さるナイフ。 裸の子供が苦しむ 恐るべき部屋となる。 喉が心の苦しみを訴え 熱が苦しく弱った子を襲う。 雪はあらゆる所を壮麗に飾る 果てしなき草原は絶景となり、森を支配する。 混雑する道を標す侘びしい樹 息詰まる雪が降りしきり 翌日には大理石の死体がある。 だが白い一色、棺のなんと美しい! アルフォンス・ボーレガール
|

桜と日本人ですね。なぜか、三島由紀夫を思...



