|
今日のエミール・ネリガンはショパンと題する詩。彼はショパンを愛しているのか、ショパンを弾いている女流ピアニストを愛しているのか。どうも曲はショパンの「葬送行進曲」らしい。 この女性のブドワールから流れてくるな曲ならなんでも好きになりそうなネリガンの心情を感じて、タイトルはショパンだけれどルノアールの女流ピアニストの絵を選んだ。 Chopin Fais, au blanc frisson de tes doigts, Gémir encore, ô ma maîtresse ! Cette marche dont la caresse Jadis extasia les rois. Sous les lustres aux prismes froids, Donne à ce coeur sa morne ivresse, Aux soirs de funèbre paresse Coulés dans ton boudoir hongrois. Que ton piano vibre et pleure, Et que j'oublie avec toi l'heure Dans un Eden, on ne sait où... Oh ! fais un peu que je comprenne Cette âme aux sons noirs qui m'entraîne Et m'a rendu malade et fou ! ショパン 僕の尊敬する女流ピアニスト! 完璧な指捌きで国王達を恍惚 とさせた愛撫であの行進曲を もう一度泣かせて欲しいのだ。 冷たきプリズムの輝きを通し 哀愁の酩酊をこの心に与えよ ハンガリー風ブドワールから 気だるい追悼の夕暮に流れよ。 汝のピアノは揺れては泣きて 汝とともに僕は時間を忘れて 誰も知らぬエデンの園の中に... ああ!少し、分かっているよ 僕はこの黒き音に魅了されて 病にかかり、気が狂ったのだ! エミール・ネリガン
|
エミール・ネリガン
[ リスト | 詳細 ]
|
若いネリガンは一度訪問した廃墟と化した教会を訪れたのであろうか。今日のテーマはロマン派以来の定番の崩れた教会である。彼が立て続けに書いた一連の詩と考えてよいであろう。 Chapelle ruin??e Et je retourne encor frileux, au jet des bruines, Par le d??labrement du parc d'octobre. Au bout De l'all??e o?? se voit ce grand J??sus debout, Se massent des soup??ons de chapelle en ruines. Je refoule, parmi viornes, vip??rines, R??veur, le sol d'antan o?? g??te le hibou ; L'??rable sous le vent se tord comme un bambou. Et je sens se briser mon coeur dans ma poitrine. Cloches des ??ges morts sonnant ?? timbres noirs Et les tristesses d'or, les mornes d??sespoirs, Port??s par un parfum que le r??ve rappelle, Ah ! comme, les genoux fig??s au vieux portail, Je pleure ces d??bris de petite chapelle... Au mur croulant, fleuri d'un reste de vitrail ! Emile NELLIGAN (1879-1941) 朽ちた教会 僕は霧雨の中震えて戻る 廃れた十月の公園。街の 端にイェスの立像があり 破片散乱する廃墟の教会。 僕はガマズミで夢を見る 蛇を追う、昔は梟の住処。 楓は風に身捩る竹のよう。 僕は崩れる胸中を感じる。 過去の鐘が鳴る黒き音と 金の悲哀と絶望に合わせ 夢を呼び戻す香とともに ああ!古き扉にすくむ膝 僕は教会の破片に涙する... 壁倒れ、煌めく窓の破片。 エミール・ネリガン Photo by demost1967 @flickr
|
|
今日のエミール・ネリガンは前回の冒涜的な行為を反省してか、若くして死んだ友人が埋葬されている古い教会を訪れる。14行の詩であり、ソネットなのだろう。それにしてもフランス語の詩の脚韻はすごい。こんな制約が加えられたら、英語の詩はとても成立しない。 Chapelle de la morte La chapelle ancienne est fermée, Et je refoule à pas discrets Les dalles sonnant les regrets De toute une ère parfumée. Et je t'évoque, ô bien-aimée ! Epris de mystiques attraits : La chapelle assume les traits De ton âme qu'elle a humée. Ton corps fleurit dans l'autel seul, Et la nef triste est le linceul De gloire qui te vêt entière ; Et dans le vitrail, tes grands yeux M'illuminent ce cimetière De doux cierges mystérieux. Emile NELLIGAN (1879-1941) 友人の眠る教会 古い教会は閉じている 芳しい時代を悼しんで 鳴らす敷石を我慢して 僕は気を付けて歩いた。 友よ!僕は覚えている 君は僕を惹きつけたよ。 君の魂の行いを感じた 教会は君を受け入れた。 君の遺体は祭壇の生花 悲しき会集席は永遠に 君がまとう栄光の帷子。 ステンドグラス越しに 君の瞳は神秘的な蝋燭 二本供えた墓を照らす。 エミール・ネリガン Photo by Maclomhair @flickr
|
|
今日のエミール・ネリガンは “Charles Baudelaire” 「シャルル・ボードレール」である。ボードレールは1867年に死んでいる。彼はカナダで12年後に生まれている。早熟なネリガンはヴェルレーヌ、マラルメが相次いで世を去った19世紀末期には、詩を書いていたはずである。 ボードレール賛美なのか、俺が後を継ぐから心配するな、言わんばかりの詩。なんとも生意気なガキだが、脚韻を見る限り実に綺麗である。 写真は有名な肖像写真家エティエンヌ・カルジャ(Etienne Carjat)のボードレール像。 Charles Baudelaire Maître, il est beau ton Vers ; ciseleur sans pareil, Tu nous charmes toujours par ta grâce nouvelle, Parnassien enchanteur du pays du soleil, Notre langue frémit sous ta lyre si belle. Les Classiques sont morts ; le voici le réveil ; Grand Régénérateur, sous ta pure et vaste aile Toute une ère est groupée. En ton vers de vermeil Nous buvons ce poison doux qui nous ensorcelle. Verlaine, Mallarmé sur ta trace ont suivi. O Maître tu n'es plus mais tu vas vivre encore, Tu vivras dans un jour pleinement assouvi. Du Passé, maintenant, ton siècle ouvre un chemin Où renaîtront les fleurs, perles de ton déclin. Voilà la Nuit finie à l'éveil de l'Aurore. Emile NELLIGAN (1879-1941) シャルル・ボードレール 師よ、汝の詩は美しい。稀な匠 新しき美で我らを絶えず魅了し 太陽の国パルナシアの魔術師よ 汝奏でる竪琴に我ら舌を震わす。 古典は死せり、甦らす者此処なり。 偉大なる蘇生者、純粋な広き翼は 新時代を画した。汝の深紅の詩で 我らは魔法の甘き毒薬を飲みぬ。 ヴェルレーヌ、マラルメ後を追い 師よ、汝逝けるも、なお生き続け 汝は堪能せる一日に生き続けん。 すでに汝の世紀は道切り開かれ 汝の晩年の花や真珠は再生せん。 此処に曙は目覚めて夜は終わる。 エミール・ネリガン
|
|
今日のエミール・ネリガンは悪ガキである。もう一人の悪ガキと教会に忍び込み、悪ふざけをする。月が光る森の礼拝堂での悪戯。月の光もフランス語ではなんだか象徴的な意味を持つような気がしてくるから不思議である。 Chapelle dans les bois Nous étions là deux enfants blêmes Devant les grands autels à franges, Où Sainte Marie et ses anges Riaient parmi les chrysanthèmes. Le soir poudrait dans la nef vide ; Et son rayon à flèche jaune, Dans sa rigidité d'icone Effleurait le grand Saint livide. Nous étions là deux enfants tristes Buvant la paix du sanctuaire, Sous la veilleuse mortuaire Aux vagues reflets d'améthyste. Nos voix en extase à cette heure Montaient en rogations blanches, Comme un angélus des dimanches, Dans le lointain qui prie et pleure... Puis nous partions... Je me rappelle ! Les bois dormaient au clair de lune, Dans la nuit tiède où tintait une Voix de la petite chapelle... 森の教会 僕たち子供二人は青ざめ 飾りの付いた祭壇の御前 聖母マリアと天使たちが 菊の間から微笑んでいた。 夕闇は無人の聖堂に降る。 黄色い矢の付いた光線を いとも厳粛なるイコンに 霊の如き大聖人を掠める。 僕たち子供二人はあわれ 聖なる内陣の平安を飲む 亡骸安置室の灯火の下で 紫水晶が揺らぎ反射する。 白い祈願のお供えに上り この時僕達の声は有頂天 日曜日のお告げのように 遠くでは祈りと歎く声が... 僕たちは出た...覚えている! 月の光浴びて眠れる森を 生暖かい夜に響いていた 小さな教会の鐘の鳴る音。 エミール・ネリガン Photo by Maclomhair @flickr
|

桜と日本人ですね。なぜか、三島由紀夫を思...



