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今日のネリガンは "Hiver sentimental" 「感傷の冬」である。話には聞くけど体験したことのないケベックの冬、嵐になると一寸先も見えず。学校も休校になる。感傷に耽る余裕はないはずだが、趣向は前々回の「感傷の庭」と同じである。 Hiver sentimental Loin des vitres ! clairs yeux dont je bois les liqueurs, Et ne vous souillez pas à contempler les plèbes. Des gels norvégiens métallisent les glèbes, Que le froid des hivers nous réchauffe les coeurs ! Tels des guerriers pleurant les ruines de Thèbes, Ma mie, ainsi toujours courtisons nos rancoeurs, Et, dédaignant la vie aux chants sophistiqueurs, Laissons le bon Trépas nous conduire aux Erèbes. Tu nous visiteras comme un spectre de givre ; Nous ne serons pas vieux, mais déjà las de vivre, Mort ! que ne nous prends-tu par telle après-midi, Languides au divan, bercés par sa guitare, Dont les motifs rêveurs, en un rythme assourdi, Scandent nos ennuis lourds sur la valse tartare ! Emile NELLIGAN (1879-1941) 感傷の冬 窓を去れ!僕が飲む清き瞳の水 汝平民を軽蔑の眼で笑うなかれ。 領地を潤すノルウェーのゼリー 厳冬の寒気は我らの心を暖める! テーベの廃墟に涙した戦士同様 パンが我らの遺恨に媚びるは常 技巧に走る詩歌の人生を軽蔑し 甘き死で我らをエレボスに導け。 汝霜の亡霊の如く我らを訪れん。 我らは老いざるも人生に倦みて 死よ!この午後に我らを襲うな! 物憂くソファで冬のギター聞き 夢のモティーフ、微かなリズム 韃靼の円舞に倦怠の拍子を取る。 エミール・ネリガン Photo by dbrekke @flickr
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エミール・ネリガン
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今日のエミール・ネリガンは "La passante" 「通りがかった女性」である。フランス語の響に比べ実に説明的で野暮ったい。今日も枯葉と人生を重ね合わせ、悲しげな貴婦人を登場させる。まさに世紀末パリを背景にしながら、話者は人生のはかなさを語る。いつものように完成度の高い作品である。 この種の詩になると、どうしてもフランスの画家でイギリスの女性を描いた James Tissot になる。この詩と外れるが、疲れた様子が多少とも今日の詩と通ずるものがある。この絵のモデルは画家の愛人であり、結核にかかっていたはずである。結核にかかれば、また絵になるから、美人は得である。 La passante Hier, j'ai vu passer, comme une ombre qu'on plaint, En un grand parc obscur, une femme voilée : Funèbre et singulière, elle s'en est allée, Recélant sa fierté sous son masque opalin. Et rien que d'un regard, par ce soir cristallin, J'eus deviné bientôt sa douleur refoulée ; Puis elle disparut en quelque noire allée Propice au deuil profond dont son coeur était plein. Ma jeunesse est pareille à la pauvre passante : Beaucoup la croiseront ici-bas dans la sente Où la vie à la tombe âprement nous conduit; Tous la verront passer, feuille sèche à la brise Qui tourbillonne, tombe et se fane en la nuit ; Mais nul ne l'aimera, nul ne l'aura comprise. Emile NELLIGAN (1879-1941) 通りがかった女性 昨日僕は気の毒にまるで影のように ベールし暗い公園を行く女性を見た。 ただ一人悲しげに去っていった彼女 誇りを保とうとオパーリン・グラス。 澄んだ夕べにただ一目見ただけだが 彼女は悲しみをこらえているようだ。 そして彼女は暗い通りに消えていく 心中の深い悲しみには相応しかった。 僕の青春も通りがかった女性のよう。 大勢の人が彼女とすれ違うこの小道 人生はひたすら墓場へと我らを導く。 通る彼女を見る人また風の中の枯葉 夜には舞いながら、落ちて、朽ちる。 愛する人も理解する人もなく終わる。 エミール・ネリガン
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今日のエミール・ネリガンの詩は "Jardin sentimental" 「感傷の庭」である。実体験はともかく、想像力において稀に見る早熟なネリガン少年。今夜は彼女と馬に乗って暴走族になり、夜の郊外に飛び出す。行き着く先はやはりフランス象徴派好みの華やかなりし豪邸の廃墟。夢見る二人は夜空の星に航海することである。ロマンチックずくめの作品である。それでも教会の音が響くところはケベックならではである。 Jardin sentimental Là, nous nous attardions aux nocturnes tombées, Cependant qu'alentour un vol de scarabées Nous éblouissait d'or sous les lueurs plombées, De grands chevaux de pourpre erraient, sanguinolents, Par les célestes turfs, et je tenais, tremblants, Tes doigts entre mes mains, comme un nid d'oiseaux blancs. Or, tous deux, souriant à l'étoile du soir, Nous sentions se lever des lumières d'espoir En notre âme fermée ainsi qu'un donjon noir. Le vieux perron croulant parmi l'effroi des lierres, Nous parlait des autans qui chantaient dans les pierres De la vieille demeure aux grilles familières. Puis l'Angélus, devers les chapelles prochaines, Tintait d'une voix grêle, et, sans rompre les chaînes, Nous allions dans la Nuit qui priait, sous les chênes. Foulant les touffes d'herbe où le cri-cri se perd, Invincibles, au loin, dans un grand vaisseau vert, Nous rêvions de monter aux astres de Vesper. Emile NELLIGAN (1879-1941) 感傷の庭 僕達は遅くまで夜歩きする カブト虫が飛び回っている 鉛色の光りがすごく目映い 血気はやる紅の大馬に跨り 天国の芝を抜け、震えて握る 君の指、巣の中の白い小鳥。 二人とも夜の星に笑いかけ 希望の光が湧き上がるよう 黒い門閉じられた僕らの心。 古い階段が揺れ、怖がる蔦 僕らは歌い語り合う格子の ある古い住居の石に囲まれ。 近くの教会からお告げの鐘 途切れずに細い声を響かせ 僕ら樫の下、祈る夜を進む。 蟋蟀も消えた野原踏みしめ 僕ら緑の巨船に乗る無敵の 勇者は夜の星に昇るを願う。 エミール・ネリガン Photo by StarrGazr @flickr
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今日のエミール・ネリガンは再度登場のグルシャン嬢である。学習能力の早いネリガンは読んだがけの知識で、ありとあらゆる褒め言葉を繰り出している。彼女は美の女神アフロディテの別名アナデュミオンに喩えられ、極め付きは「パロス人が大理石の腕と命を取るよ!」である。これはギリシャのパロス島で採掘された大理石で、今ルーブルにある「ミロのビーナス」が彫られたという話からきている。グルシャンは色が白いからパロス人に狙われ、腕も取られるよと警告している。随分ませたガキである。 ということでミロのビーナスに登場願った。 Gretchen la pâle Elle est de la beauté des profils de Rubens Dont la majesté clame à la sienne s'incline. Sa voix a le son d'or de mainte mandoline Aux balcons de Venise avec des chants lambins. Ses cheveux, en des flots lumineux d'eaux de bains, Déferlent sur sa chair vierge de manteline ; Son pas, soupir lacté de fraîche mousseline, Simule un vespéral marcher de chérubins. Elle est comme de l'or d'une blondeur étrange. Vient-elle de l'Éden ? de l'Erèbe ? Est-ce un ange Que ce mystérieux chef-d'oeuvre du limon ? La voilà se dressant, torse, comme un jeune arbre. Souple Anadyomène... Ah ! gare à ce démon ! C'est le Paros qui tue avec ses bras de marbre ! Emile NELLIGAN (1879-1941) 色の白いグルシャン 彼女の美貌はルーベンス描く 栄光の画像もひざまずくほど 声はヴェニスのバルコニーで ゆっくり奏でる弦で最も美しく。 髪は輝く水浴びの流れの中で 乙女の肉体の上半身で分かれ ステップと新鮮な乳の休止符 まるでケルビンの晩祷の行進。 彼女は異国出身の金髪の女性。 エデン?エレボス?高貴な砂 の大傑作よりは天使だろうか? 彼女はあそこに立つ若木の幹。 従順なアナデュミオン...魔物が! パロス人が大理石の腕と命を取るよ! エミール・ネリガン
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今日のエミール・ネリガンは "Le salon" 「大広間」である。今は廃墟となったサロンを訪れた詩人が夢の中で、音楽を聴き、先祖の舞踏会を見るものである。今は廃墟となった教会をしのぶ詩と同じ類型に属するものである。ケベックにもそのような建物があったとしてもおかしくはない。ケベックは新たに開拓された町ではなく、古き良き時代のフランスを保存した都市である。だがこの詩自体はフランス象徴派の影響を強く受けた詩ではないだろうか? Le salon La poussière s'étend sur tout le mobilier, Les miroirs de Venise ont défleuri leur charme ; Il y rôde comme un très vieux parfum de Parme, La funèbre douceur d'un sachet familier. Plus jamais ne résonne à travers le silence Le chant du piano dans des rythmes berceurs, Mendelssohn et Mozart, mariant leurs douceurs, Ne s'entendent qu'en rêve aux soirs de somnolence. Mais le poète, errant sous son massif ennui, Ouvrant chaque fenêtre aux clartés de la nuit, Et se crispant les mains, hagard et solitaire, Imagine soudain, hanté par des remords, Un grand bal solennel tournant dans le mystère, Où ses yeux ont cru voir danser les parents morts. Emile NELLIGAN (1879-1941) 大広間 家具も調度品も埃を被り 輝き失ったヴェニスの鏡。 パルマの古い香水が漂い 懐かしい匂袋の悲しき香。 もはや沈黙を破る音なく 子守唄の優しき歌もなく マンデルゾーン、モザー を聞くは眠き夜の夢の中。 だが倦んで歩き回る詩人 夜の灯を見んと窓を開け 疲労と孤独に両手を広げ 突如改悛に憑かれて想う 厳粛に回る謎の大舞踏会 祖先の舞踏姿を目で見た。 エミール・ネリガン Photo by Sumlin @flickr
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桜と日本人ですね。なぜか、三島由紀夫を思...



