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久々にランボーの詩を訳してみました。 Aは黒、Eは白、Iは赤、Uは緑、Oは青。母音たちよ、 いつに日か、おまえたちに潜在する起源について語ってあげよう。 Aはすさまじい悪臭の周りでぶんぶん唸っている きらきら輝く蠅たちの軟毛で覆われた黒いコルセットだ。 日蔭の入江、Eは蒸気と天幕の無垢な白、 誇り高き氷河の槍、真白き王たち、散形花序の震えである。 Iは深紅だ、吐き出された血、怒りの中の 美しい唇の笑い、あるいは悔悟の酩酊である。 Uは循環だ、緑の海の崇高なる震え、 動物の鏤められた放牧場の静謐、錬金術が 広い学究の額に刻みつける幾筋もの皺の静謐である。 Oは奇怪な金切り声に満ちた至上の〈らっぱ〉だ、 あらゆる宇宙と天使たちに貫かれた静寂よ。 ── Oはオメガ、〈あの人の眼〉の紫の光線だ! Voyelles A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, Je dirai quelque jour vos naissances latentes : A, noir corset velu des mouches éclatantes Qui bombinent autour des puanteurs cruelles, Golfes d'ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes, Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles ; I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles Dans la colère ou les ivresses pénitentes ; U, cycles, vibrements divins des mers virides, Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ; O, suprême Clairon plein des strideurs étranges, Silences traversés des Mondes et des Anges : — Ô l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux ! |
訳詩の世界 ランボー 初期詩集
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ニスと果実の快い香りに満ちた褐色の食堂で、 ぼくはくつろいで、何やらベルギー料理の 一皿をきれいに平らげ、それから大椅子に 大の字にひっくり返った。 食べながら、ぼくは大時計の音を聞いていた、── 幸をかみしめじっとして。 一陣の風とともに料理場の扉が開き ── なぜか分からぬが女中がやってきた、 半ばほどけたネッカチーフを巻き、いたずらっぽく髪を結って それから、薔薇色と白の、桃のようになめらかな頬に 小さな震える指をしきりにめぐらせ、 子供っぽい唇を尖らせながら、 娘はぼくの傍で皿を揃え出す、ぼくにくつろいでもらおうと。 ── それから、こんな風だ、── もちろんキスをねだっているのさ、 ── そっとささやく「頬が風邪をひいたような気がするわ…」 シャルルロア、1870年10月
Dans la salle à manger brune, que parfumait Une odeur de vernis et de fruits, à mon aise Je ramassais un plat de je ne sais quel met Belge, et je m'épatais dans mon immense chaise. En mangeant, j'écoutais l'horloge, — heureux et coi. La cuisine s'ouvrit avec une bouffée — Et la servante vint, je ne sais pas pourquoi, Fichu moitié défait, malinement coiffée Et, tout en promenant son petit doigt tremblant Sur sa joue, un velours de pêche rose et blanc, En faisant, de sa lèvre enfantine, une moue, Elle arrangeait les plats, près de moi, pour m'aiser ; — Puis, comme ça, — bien sûr, pour avoir un baiser, — Tout bas : ≪Sens donc, j'ai pris une froid sur la joue...≫ Charleroi,octobre 70
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一週間前から、ぼくの深靴は道々の小石にまみれて ズタズタだった。ぼくはシャルルロアの町に入った。 ── みどり酒場で、ぼくはバターののった薄切りパンと 半ば冷やされたハムとを注文した。 悦に入って、ぼくは緑色のテーブルの下で両脚を 伸ばした。壁紙のひどく素朴な絵柄を じっくりと眺めた。── だが、こいつには惚れ惚れしたよ、 巨大なお乳の、生き生きとした眼をした娘が、 ── この娘はキスなんかこわがりもしないだろう!── バターののった薄切りパンと生暖かいハムの盛りつけられた 彩色された大皿をこぼれる笑みをたたえて運んでくれた、 一片のニンニクで香りづけされた薔薇色と白のハム、 ── それから遅くなった太陽光線が黄金色に染めた泡で ぼくの大ジョッキを満たしてくれたのだった。 アルチュール・ランボー 1870年10月
Depuis huit jours, j'avais déchiré mes bottines Aux cailloux des chemins. J'entrais à Charleroi. — Au Cabaret-Vert : je demandai des tartines De beurre et du jambon qui fût à moitié froid. Bienheureux, j'allongeai les jambes sous la table Verte : je contemplai les sujets très naïfs De la tapisserie. — Et ce fut adorable, Quand la fille aux tétons énormes, aux yeux vifs, — Celle-là, ce n'est pas un baiser qui l'épeure ! — Rieuse, m'apporta des tartines de beurre, Du jambon tiède, dans un plat colorié, Du jambon rose et blanc parfumé d'une gousse D'ail, — et m'emplit la chope immense, avec sa mousse Que dorait un rayon de soleil arriéré.
Arthur Rimbaud
octobre 70 |
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黒い純潔な僧衣の下に色心を掻き立て、掻き立て、 いそいそと、手袋はめて、ある日彼は 出かけていった、ひどく温厚そうに、歯の抜けた口からは ぶつぶつと信仰を唱えながら、 ある日彼は出かけていった、「祈りましょう」、── ひとりの〈ひねくれ者〉が 殊勝ぶった彼の耳を荒々しくひっつかむと 彼の湿っぽい肌から黒い純潔な僧衣を 引っ剥がしながら恐ろしい言葉を投げつけた。 懲罰さ!…彼の衣のボタンは外され、 罪の許しに数えられる長い数珠を心のなかでぱらぱら落とし、 聖人タルチュフは真っ青だった!… それゆえ、彼はぜいぜい喘きながら告解し、祈祷した! その胸飾りをもぎとっただけでそいつは大満足… ── へえっ!タルチュフは頭のてっぺんからつま先まで素っ裸だ!
アルチュール・ランボー
タルチュフはモリエールの喜劇「タルチュフ」に登場する聖職者を騙ったペテン師である。黒衣のタルチュフを懲罰することに、聖職者に対するランボーの激しい嫌悪が表れている。 Tisonnant, tisonnant son cœur amoureux sous Sa chaste robe noire, heureux, la main gantée, Un jour qu'il s'en allait, effroyablement doux, Jaune, bavant la foi de sa bouche édentée, Un jour qu'il s'en allait, "Oremus", — un Méchant Le prit rudement par son oreille benoîte Et lui jeta des mots affreux, en arrachant Sa chaste robe noire autour de sa peau moite ! Châtiment !... Ses habits étaient déboutonnés, Et le long chapelet des péchés pardonnés S'égrenant dans son cœur, Saint Tartufe était pâle !... Donc, il se confessait, priait, avec un râle !
L'homme se contenta d'emporter ses rabats... — Peuh ! Tartufe était nu du haut jusques en bas !
Arthur Rimbaud
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